La qualification du contrat d'auteur

La qualification du contrat d'auteur

Préface de Christophe Caron

AUTEUR(S) : Sébastien Raimond

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La qualification du contrat au regard du droit d'auteur met en exergue un renversement de la logique présidant habituellement à la construction des catégories contractuelles : les divers contrats nommés et, au-delà, tous les contrats d'auteur, sont moins définis par égard à leurs effets, à savoir le transfert de droit et les obligations qui en sont la contrepartie, que par référence à leur environnement. En effet, alors que l'effet translatif est commun à tout contrat d'auteur, sa qualification dépend avant tout de son environnement « matériel », c'est-à-dire du type d'?uvre de l'esprit ou de droit d'exploitation visés au contrat, ou de son environnement humain, c'est-à-dire la qualité des parties, notamment celle d'auteur.
À l'inverse de la qualification du contrat au regard du droit d'auteur, celle du contrat d'auteur au regard du droit civil dépend plus de ses effets que de son environnement, ce qui s'avère logique dès lors que les catégories contractuelles du code civil ne sont pas définies en fonction de ce dernier. Dès lors que la nature du droit d'auteur ne constitue pas un obstacle aux qualifications civiles, les effets du contrat constituent les seuls critères de distinction opérants.
Lorsque l'obligation d'exploiter ne peut être réduite à une obligation accessoire, la qualification de vente ne peut qu'être évincée. Les modalités de la maîtrise de l'exploitation font alors apparaître que les contrats d'édition, de représentation et de production audiovisuelle sont en réalité, le plus souvent, des contrats de bail.

LexisNexis

N/A

Janvier 2009

34

0

160.0x240.0

978-2-7110-1364-7

Livre

  • Avocats
  • Conseils en propriété intellectuelle
  • Juristes d'entreprise

La qualification du contrat au regard du droit d'auteur met en exergue un renversement de la logique présidant habituellement à la construction des catégories contractuelles : les divers contrats nommés et, au-delà, tous les contrats d'auteur, sont moins définis par égard à leurs effets, à savoir le transfert de droit et les obligations qui en sont la contrepartie, que par référence à leur environnement. En effet, alors que l'effet translatif est commun à tout contrat d'auteur, sa qualification dépend avant tout de son environnement « matériel », c'est-à-dire du type d'?uvre de l'esprit ou de droit d'exploitation visés au contrat, ou de son environnement humain, c'est-à-dire la qualité des parties, notamment celle d'auteur.
À l'inverse de la qualification du contrat au regard du droit d'auteur, celle du contrat d'auteur au regard du droit civil dépend plus de ses effets que de son environnement, ce qui s'avère logique dès lors que les catégories contractuelles du code civil ne sont pas définies en fonction de ce dernier. Dès lors que la nature du droit d'auteur ne constitue pas un obstacle aux qualifications civiles, les effets du contrat constituent les seuls critères de distinction opérants.
Lorsque l'obligation d'exploiter ne peut être réduite à une obligation accessoire, la qualification de vente ne peut qu'être évincée. Les modalités de la maîtrise de l'exploitation font alors apparaître que les contrats d'édition, de représentation et de production audiovisuelle sont en réalité, le plus souvent, des contrats de bail.

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